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L'américain frites : le sandwich né dans le Nord
Tout sur l'américain frites, ce sandwich emblématique des friteries du Nord et de Belgique : sa composition, son origine
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La mitraillette : composition, origine et variantes
Tout sur la mitraillette, ce sandwich de friterie belge : sa composition exacte (baguette, viande frite, frites, sauce),
Découvrir →Voir aussi dans spécialités de friterie : fricadelle, mitraillette
Chez le fritier, on ne mange pas que des frites en cornet. Sur le comptoir, à côté des fricadelles et des cervelas, trône toute une famille de sandwichs généreux, roboratifs, souvent fourrés de frites, qui font la fierté des baraques du Nord et de la Belgique. La star, c’est la mitraillette ; mais l’américain, le dürüm et quelques cousins méritent aussi leur place. Voici comment les reconnaître, d’où ils viennent, et comment les réussir à la maison.
La mitraillette : le monument de la friterie
Impossible de parler de sandwich friterie sans commencer par elle. La mitraillette, c’est une demi-baguette (ou un pain baguette individuel) garnie d’une viande frite, de frites à l’intérieur du pain, le tout noyé de sauce. Née à Bruxelles dans les années 1970-1980, elle a essaimé dans tout le Nord de la France jusqu’à devenir un classique incontournable.
La composition classique
L’ordre de montage compte plus qu’on ne le croit :
- Le pain : une demi-baguette ou un petit pain baguette, fendu mais pas coupé en deux. On peut le passer quelques secondes sous le grill pour qu’il tienne au jus.
- La viande : c’est le cœur du sujet. Fricadelle, cervelas, viande hachée, escalope de poulet, brochette… chacun sa version.
- Les frites : bien chaudes, croustillantes, posées directement sur la viande.
- La sauce : samouraï, andalouse, ketchup-mayo, algérienne… généreusement.
- La salade (facultatif) : quelques lamelles de tomate ou de salade pour la bonne conscience.
La réussir chez soi
Le secret d’une bonne mitraillette maison tient en trois points. D’abord, des frites vraiment croustillantes : une double cuisson est indispensable, sinon elles ramollissent au contact de la sauce et du pain. Ensuite, une viande bien chaude et bien dorée : une fricadelle molle ruine tout. Enfin, ne pas noyer : la sauce doit napper, pas inonder, sinon le pain se délite avant la première bouchée.
Un conseil de fritier : montez la mitraillette au dernier moment et mangez-la tout de suite. C’est un plat de l’instant, qui n’attend pas.
L’américain : le sandwich belge à la viande crue
Voilà un nom qui prête à confusion. En Belgique, un américain (ou filet américain) désigne une préparation de viande de bœuf crue hachée, assaisonnée façon steak tartare : câpres, oignons, moutarde, jaune d’œuf, condiments. Rien à voir avec les États-Unis.
En friterie, le sandwich américain est donc un pain garni de cette préparation crue, souvent accompagné de frites en cornet à côté. C’est un sandwich frais, relevé, à l’opposé de la mitraillette bien chaude. Beaucoup de baraques belges en font leur signature, avec une préparation maison jalousement gardée.
Bon à savoir
Comme il s’agit de viande crue, l’américain demande une fraîcheur irréprochable. Chez un bon fritier, la préparation est faite le jour même. Si vous le refaites chez vous, achetez une viande de bœuf de qualité, très fraîche, hachée le jour de la consommation, et gardez-la au froid jusqu’au dernier moment. En cas de doute sur la fraîcheur, mieux vaut s’abstenir : ce n’est pas un plat qui pardonne l’à-peu-près.
Le dürüm : l’invité qui a trouvé sa place
Le dürüm n’est pas un sandwich de friterie « historique », mais il s’est installé si naturellement sur les cartes qu’on ne l’imagine plus ailleurs. Galette fine (lavash) roulée autour de viande grillée (kebab, poulet, kefta), de crudités, de sauce et — dans la version friterie — de quelques frites glissées à l’intérieur.
C’est cette touche de frites qui « francise » (et « nordifie ») le dürüm dans nos baraques. Roulé bien serré, chauffé sur la plaque pour souder la galette, il se mange d’une main, sans que la garniture s’échappe.
Le monter proprement
Pour un dürüm maison qui ne se défait pas : réchauffez la galette pour la rendre souple, disposez la garniture sur un tiers de la surface seulement, ajoutez les frites dans l’axe, rabattez le bas, puis roulez fermement. Un dernier passage à la plaque côté soudure et le tour est joué.
Les autres sandwichs qu’on croise en baraque
La famille est plus large qu’on ne le pense. Selon les régions et les baraques, on trouve aussi :
- Le pain-fricadelle : la version simple et populaire, une fricadelle dans un petit pain avec de la sauce. L’entrée de gamme, mais un régal.
- Le pain-cervelas : le cervelas fendu, parfois gratiné, dans un pain long.
- La brochette-frites en pain : brochette de viande marinée glissée dans le pain avec les frites.
- Le sandwich poulet : escalope de poulet frite ou grillée, crudités, sauce.
Le point commun de toute cette famille ? Le pain, la viande, les frites et la sauce, dans des proportions généreuses. C’est une cuisine de rue franche, nourrissante, sans prétention.
Bien choisir sa sauce
Un sandwich de friterie sans sauce, c’est un sandwich triste. Les grandes classiques :
- La samouraï : mayonnaise, harissa, un peu de ketchup. Relevée, la préférée des amateurs de piquant.
- L’andalouse : mayonnaise, tomate, poivrons, épices. Douce et parfumée, sans doute la plus consensuelle sur une mitraillette.
- L’algérienne : à base de tomate et de poivrons épicés, plus corsée.
- Le ketchup-mayo (« pitta » ou simplement mixte) : la valeur sûre, imbattable avec une fricadelle.
L’accord se joue au ressenti : une viande grasse comme la fricadelle appelle une sauce relevée (samouraï), tandis qu’une viande douce se marie bien avec l’andalouse.
En résumé
Les sandwichs de friterie forment une vraie famille, avec ses codes et ses régions : la mitraillette chaude et généreuse, l’américain belge à la viande crue, le dürüm roulé aux frites, et toute la tribu des pains-fricadelle et cervelas. Le meilleur conseil reste le plus simple : des frites croustillantes, une viande bien chaude (ou une viande crue vraiment fraîche pour l’américain), une bonne sauce, et un montage au dernier moment.
Pour aller plus loin, découvrez le détail de chaque garniture dans nos pages dédiées à la fricadelle, au cervelas et aux sauces de friterie. Et si vous voulez des frites dignes d’une vraie baraque pour vos sandwichs maison, tout est expliqué dans notre guide des frites maison.
Questions fréquentes.
Pourquoi sandwichs de friterie : mitraillette, américain, dürüm est-il important ?
Le guide des sandwichs de friterie du Nord et de Belgique : la mitraillette, l'américain, le dürüm.
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